Archive de la catégorie ‘Les prédateurs’

PREDATEUR N°07

Vendredi 15 mai 2009

  

Ce sont des responsables politiques, financiers et militaires algériens qui eu à exercer les plus hautes fonctions de l’Etat durant ces années de violence. Ils ont agi, ordonné et organisé le crime contre l’humanité algérienne, sous couvert du maintien de l’ordre, de la sauvegarde nationale et la lutte contre le terrorisme, ils ont commis les pires violences contre une population qui a osé un jour réclamer la liberté. En finalité, ils ont fait payer à la population à un prix fort, même exagéré, sa demande de liberté. Un jour, il faut convoquer la justice pour …

GENERAL MAJOR MOHAMED TOUATI 

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Il est né en 1936 en Ka bylie, il intègre  l’école militaire des enfants de troupe et se distingue entre 1957 et 1958 alors qu’il était sous officier dans l’armée française. Il ordonne et participe aux opérations punitives et sanglantes contre la population civile. Dans la commune de TADMAIT, le commandant TOUATI a ordonné l’exécution de dizaine de civils en guise de riposte aux  embuscades tendues par les maquisards de l’ALN contre les soldats français. Trente ans après  en 1985, pendant l’inauguration d’un C.E.M dans son village natal, il a été reconnu par des anciens maquisards de la région, il a faillit  être lynché par la population local si ce n’est l’intervention des sages du village. A l’indépendance, il est chef d’état major de la gendarmerie national puis chef d’état major de la troisième région militaire sous le commandement d’un autre sous officier de l’armée Française,  KHALED NEZZAR et enfin conseiller du ministre de la défense national puis conseiller du chef d’état major  Mohamed LAMARI. 

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PREDATEUR N°06

Mardi 5 mai 2009

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KHALED NEZAR 

Khaled Nezzar est né le 27 décembre  1937 . Général et ancien ministre de la défense. Homme fort du régime (junte militaire) entre 1990 et 1994. Retraité officiellement, il est dit de lui qu’officieusement, qu’il est toujours actif au sein du pouvoir oligarchique des militaires algériens. Né dans une famille chaoui des Aurès, fils d’un caporal de l’armée française, il rejoint en 1955 l’école militaire de Saint-Maixent. Il déserte l’armée française vers la fin 1958 et rejoint les rangs de l’ALN. Il restera en Tunisie jusqu’à l’indépendance, avant de devenir l’adjoint de Chadli Bendjedid. Il mène ensuite une carrière militaire, qu’il achève au poste de ministre de la Défense. Il est responsable de la répression d’octobre 1988 qui fera plus de 500 morts lorsque l’armée tire sur des émeutiers qui manifestaient contre l’unipartisme et revendiquaient la démocratie. Il sera l’artisan du coup d’état destituant le Président Chadli Bendjedid en janvier 1992 et sera membre du Haut Comité d’État (HCE) mis en place par l’armée qui fera appel à Mohammed Boudiaf en 1992 pour légitimer auprès du peuple la prise de pouvoir digne d’une république bananière. Il sera l’un des artisans de l’interdiction du FIS qui avait remporté les élections. Il a été responsable de pratiques inhumaines. Il a largement couvert l’usage de la torture durant la période où il était ministre de la défense (19911993).

Une plainte contre lui a été déposée au parquet de Paris en 2001[1], mais classée sans suite après le départ précipité du général pour l’Algérie. Une seconde plainte a été déposée en 2002. L’ancien président algérien Chadli Bendjedid l’a accusé d’avoir été et d’être un « espion pour
la France ». 

L’arbitre du jeu

PREDATEUR N°05

Jeudi 30 avril 2009

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LARBI BELKHEIR 

Larbi Belkheir est un général de l’Armée nationale populaire (ANP). Il a été longtemps chef de cabinet des présidents Chadli Bendjedid et Abdelaziz Bouteflika, et il était ministre de l’Intérieur lors de l’assassinat du président Mohamed Boudiaf à Annaba le 29  juin 1992. Après avoir, d’après la rumeur, participé à l’assassinat du président Houari Boumediene, il commença à se donner une couverture d’homme politique avec la bénédiction intéressée du président Chadli Bendjedid. C’est dans les locaux de l’école militaire qu’il dirigeait, l’ENITA, que s’étaient réunis les militaires afin de choisir le successeur de Boumédiène. On lui impute l’assassinat de l’ex-chef de la sécurité militaire Kasdi Merbah, chef de la puissante SM qui voulait écarter du pouvoir 400 officiers issus de l’armée française. 

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PREDATEUR N°04

Mercredi 29 avril 2009

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  ALI TOUNSI

TOUNSI ALI ALIAS EL GHAOUTI est né en 1934 a Metz en France. Fils de tayeb, militaire français (officier) jusqu’a sa retraite. Nationalité double, française et algérienne.  Élève à Meknès ou son père était en garnison dans l’armée française. Quelques temps après avoir rejoint les rangs de l’ALN, on le retrouve au sein du 2ème bureau de l’armée française a Sidi Bel Abbes (1961). Membre du commando’ »tempête » compose de supplétifs  » récupérés » par les services secrets français sous les ordres de l’officier français « de saint Georges » d’ou l’appellation « commando Georges ». L’engagement de TOUNSI ALI au sein de ce sinistre commando de chasse très ferme, a été le fruit de sa collaboration sans réserve avec le 2ème bureau français. Au cessez le feu, il est injecté dans l’administration algérienne naissante.

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PREDATEUR N°03

Mardi 28 avril 2009

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ABDELZIZ BOUTEFLIKA 

BOUTEFLIKA est l’enfant adultérin d’un système grab ataire et d’une démocratie violée. Il est la rançon d’un système décidé à se maintenir et à s’imposer contre la volonté du peuple Algérien. Autodidacte inaccompli, un maquisard occasionnel, un revanchard narcissique et un célibataire endurci. Abdelaziz Bouteflika a toujours été présent dans les épisodes où le pouvoir civil a dû céder du terrain au pouvoir militaire. Sa première grande mission réussie au bénéfice des militaires date de décembre 1961. Il récidivera en 1965. Tous les témoignages concordent : c’est Bouteflika qui, à force d’assaillir Boumediène de ses insistances, a obtenu que le colonel sorte les chars dans la rue pour écarter Ben Bella.

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PREDATEUR N°01

Dimanche 26 avril 2009

toufikmediene.jpgasdepique.png Ce sont des responsables politiques, financiers et militaires algériens qui ont eu à exercer les plus hautes fonctions de l’Etat durant ces années de violence. Ils ont agi, ordonné et organisé le crime contre l’humanité algérienne, sous couvert du maintien de l’ordre, de la sauvegarde nationale et la lutte contre le terrorisme. Ils ont commis les pires violences contre une population qui a osé un jour réclamer la liberté. En finalité, ils ont fait payer à la population au prix fort, même exagéré, sa demande de liberté. Un jour, il faudra convoquer la justice pour … 

LE GENERAL MOHAMED MEDIENE ALIAS TOUFIK

Le général major Mohamed Mediene est issu d’une famille kabyle originaire de Guenzet dans l’est Algérien. Plus connu sous le surnom de « Toufik », il n’émarge pas au MALG – ancêtre des services de renseignements algériens – dans les années 50, à la différence de la plupart des patrons du renseignement algérien.

A l’Indépendance M. Mediene fait partie de la promotion « tapis rouge » qui suit ses premières classes dans les écoles du KGB. Affecté, avec le grade de lieutenant, à la deuxième région militaire, dirigée depuis l’Indépendance par le colonel Chadli Bendjedid, Mohamed Mediene est nommé officier de sécurité de cette zone frontalière du Maroc. Sous le commandement du colonel Bendjedid, il effectue un long chemin de compagnonnage avec un capitaine influent, Larbi Belkheir, alors chef d’état-major de la deuxième région militaire.

Sous la direction de Medjdoub Lakehal  Ayat, patron dela Sécurité militaire (SM), qui le trouve encombrant, il est nommé attaché militaire à Tripoli en 1983. De retour de son « exil » diplomatique, il dirigera brièvement la Direction centrale du génie militaire. En 1986, il devient chef du Département défense et sécurité à la  présidence de la République, où Larbi Belkheir occupe la fonction de directeur de cabinet du président Chadli Bendjedid.

Lorsque la Délégation militaire de prévention et de sécurité (DGPS) est créée en mai 1987, il y devient directeur de la Sécurité de l’armée (SA), la police politique de l’Armée nationale populaire. À la dissolution de la DGPS en septembre 1990, il prend la tête du Département de recherches et de sécurité (DRS) qu’il dirige à ce jour. Sa carrière démarre réellement avec la destitution du président Chadli Bendjedid en janvier 1992 et la montée de la menace islamiste. Dirigeant à la fois la sécurité intérieure, les renseignement extérieurs, Mohamed Mediene a un poids considérable dans le système politico-militaire algérien. Cet amateur de cigares qui apparaît rarement en public possède, par le biais de ses réseaux et de sa fonction, un puissant ascendant sur les médias, les partis politiques, les lobbies d’affaires et les différents courants de l’armée.

L’arbitre du jeu

PREDATEUR N°02

Samedi 25 avril 2009

asdetrefle.png Ce sont des responsables politiques, financiers et militaires algériens qui ont eu à exercer les plus hautes fonctions de l’Etat durant ces années de violence. Ils ont agi, ordonné et organisé le crime contre l’humanité algérienne, sous couvert du maintien de l’ordre, de la sauvegarde nationale et la lutte contre le terrorisme. Ils ont commis les pires violences contre une population qui a osé un jour réclamer la liberté. En finalité, ils ont fait payer à la population au prix fort, même exagéré, sa demande de liberté. Un jour, il faudra convoquer la justice pour … 

COLONEL NOUR EDDINE YAZID ZERHOUNI 

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Prédateur politique pratiquant la persécution, la manipulation et de terrorisme administratif.  Inamovible ministre de l’Intérieur, en première ligne des affaires de l’Etat depuis 1999, date d’intronisation de BOUTEFLIKA à la tête de l’Etat. Noureddine Yazid Zerhouni, ex-colonel est originaire de Tlemcen. Il est né en 1937 à Tunis et a grandi dans la région de Fès au Maroc. Durant le mouvement de libération, il était rattaché au ministère de l’Armement et des Liaisons générales (MALG). Il devient le principal collaborateur d’Abdelhafid Boussouf. Yazid partage son quotidien avec un officier kabyle : Kasdi Merbah. Alors que les querelles font rage au sein de la direction du FLN, Yazid est appelé par le colonel Houari Boumedienne, chef d’état-major général, pour diriger les services de renseignements. Il devient les yeux et les oreilles du « groupe d’Oujda », nom donné aux dirigeants fidèles à Boumedienne (Abdelaziz Bouteflika, Cherif Belkacem, Kaïd Ahmed, ..). Boumedienne remporte le bras de fer, place Ahmed Ben Bella à la direction de l’exécutif, mais demeure l’homme fort du pays. Il désigne Yazid, alors lieutenant, pour seconder le capitaine Kasdi Merbah à la tête de la Sécurité militaire (SM). Son rôle ? Développer « la boîte ».

Méthodiquement, Yazid va se charger de sélectionner les hommes qui formeront la colonne vertébrale des services de sécurité. La Police politique au service de l’armée, la SM permet à Yazid de devenir une des personnalités les mieux informées du pays. Il reprend ses études universitaires à la faculté de Ben Aknoun où il y décroche, en 1972, (35 années aprés) une licence de droit, puis un magistère en relations internationales, Son carnet d’adresses à l’étranger est peu fourni, mais il est à tu et à toi avec Nicolas Sarkozy, une complicité née quand ce dernier était ministre de l’Intérieur ; À 71 ans, et après de graves soucis rénaux traités en 2005, à l’hôpital parisien du Val-de-Grâce, Noureddine Yazid Zerhouni représente un des élément du système. À voir son parcours, on serait même tenté d’affirmer qu’il en est l’un des principaux rouages.

L’arbitre du jeu