Nous sommes nombreux à croire que le changement est possible !

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Le titre choisi par l’arbitre   

Je ne veux aucunement offusquer l’arbitre du jeu et encore moins mes amis blogueurs, mais comme dirait l’autre, un sentiment refoulé est un glaive épinglé dans son fourreau. Honnêtement, je me suis toujours confiné dans cette idée forgée par ces années de luttes et de révoltes, celle qui cernait mes angoisses et mon courroux dans une citadelle incommensurable de pacifisme et de tolérance. Ces années d’une jeunesse ravies à une existence qui s’annonçait pourtant prometteuse et étincelante, juste à la hauteur de mes moyens et compétences .Narrer mon expérience, ou décrire mon désarrois n’a plus de sens ou plutôt, n’aura jamais cet impact escompté puisque nous avions eu tous les mêmes espoirs mes surtout nous avons tous subi la même désillusion. Nous avons presque tous grandi dans cette Algérie post –indépendance, celle qui nous assurait « hypocritement » la gratuité de la scolarité et des soins, puis nous étions pratiquement tous bercés ou bernés par ces champs révolutionnaires qui cultivaient en nous cette faculté précoce de patriotisme poilu qui rendait ennemi tout ce qui n’est pas Algérien au sens culturel ou autre . Nous faisions tous partie ou presque de cette génération qui croyait que l’unique sentier qui puisse nous acheminer vers le salut, est l’accès à l’université, cet espace mythique qui devait nous offrir les clefs de voûtes vers le confort et la prospérité. Hélas nous étions peu nombreux à déceler l’appât sans pour autant mordre à l’hameçon, l’hameçon de la normalisation et du néant.  J’ai prémédité le fait de ne pas citer les événements du 05 Octobre 1988 car à cette époque, on nous a forçait à quitter les bancs de l’école primaire pour gonfler les rangs de la marche organisée dans notre localité, je me rappellerai toujours du slogan scandé particulièrement « abat la dictature », j’étais un gamin de onze ans mais le fait que j’avais eu à l’époque ce sentiment de faire  quelque chose sans mon aval, cela m’est resté de travers jusqu’à présent. 

Sans me targuer d’être un combattant sans mémoires je tacherai plutôt de rétablir un vécu et une raison de vivre qui sont pratiquement les mêmes pour mes congénères, enfants crédules d’hier et jeunes outrés d’aujourd’hui. Nous sommes nombreux à croire que le changement est possible mais le drame c’est que nous sommes convaincus que nous n’avons rien à nous reprocher par rapport à cette situation tumultueuse dont notre pays est embrigadé. Opter pour le départ vers des rives plus clémentes est un choix si facile que nous sommes majoritaires à y songer, résister au chaos est quasiment suicidaire ! Rester et se taire est une option lâche mais surtout incertaine car nous sommes gouvernés par des barbares sans lois ni fois et qui au lieu de céder la voie, ils n’ont que la persécution comme voix .Admirez la rime ! Que faire, nous qui sommes contre le départ et qui avons cette ferme volonté de braver les interdits et l’ordre établit ? Militer ? Comment mais surtout après être en parfaite entente sur le pourquoi. Intégrer un parti politique ? Lequel ? Même si le choix cette fois ci est si évident puisque la logique fait qu’il faut trancher en faveur du parti qui fut contre ce régime dés le départ et qu’il est jusqu’à présent d’ailleurs ! Oui le FFS. Le seul problème qui devrait se poser à nous les jeunes est foncièrement lié à notre précipitation de voir le bout du tunnel de crainte de périr au seuil de la consécration. En attendant, nous pourrons lire des bouquins et faire des recherches scrupuleuses sur les expériences des autres nations .Les exemples à travers le globe ne manquent pas car comme disait George Clemenceau : « les nuages de la tyrannie sont tellement gris que leur flots arroseront cent fois l’humanité » .La bonne nouvelle c’est qu’après la disparition de cet illustre politicien Français, l’Algérie à elle seule en a subi presque la totalité, y compris la tyrannie de la France coloniale. Donc la superstition nous conduit immanquablement vers l’optimisme. 

Le FFS nous offre indéniablement cette possibilité même si le pacifisme chronique qu’il prône me parait trop idéaliste quoique très sage. Le peuple Algérien composé majoritairement de jeunes comme moi veut une sortie de crise immédiate et irréversible car l’overdose est largement dépassée et ce depuis des années. Le départ vers l’étranger prend de plus en plus de l’envergure, qu’importe les moyens pourvu que le mirage de l’autre rive se profile, même si souvent le sort les transporte ou les englouti dans l’écume de la grande bleue. L’étau se resserre de plus en plus tan disque que le chef de l’état se démêle pour perpétuer son règne contre vents et marées ? Quoi dire de la classe politique qui n’en fini pas avec ses piètres prestations .C’est de la pure crédulité que de croire que les partis politiques en Algérie ont une quelconque autonomie de discision, hormis le FFS qui continue à tenir bon et à essayer de secouer une société fatiguée au bord de la résignation.  

Le peuple Algérien aspire et rêve du changement mais à quel prix ? Consentir d’autres sacrifices est quasiment de trop ! Par contre il y’a comme un vent de révolte qui s’annonce aux fins fonds des horizons qui sont si lointains et si opaques. Des signes avant coureurs qui ne trompent jamais,même si la crainte d’une autre désillusion nous réduit malheureusement au stade minable, d’observateurs intéressés. 

Il ne passe pas un jour sans lire et relire des papiers de la presse nationale qui divulgue des informations réconfortantes sur les nombreuses et surtout courageuses vagues de contestations un peut partout sur les quatre recoins du pays .Il est certain que cette révolte est dénuée de toute forme d’organisation simultanée qui opère en synergie pour les mêmes intentions et qui obéie à une feuille de route préétablie,car l’état d’urgence est perpétué aussi pour parer à cette éventualité .Le cas inverse serait une fatalité pour ces architectes de l’hécatombe nationale. 

Mais je voudrai signaler que ces épars sursauts d’orgueil, puisque il s’agit avant tout de préserver cette « dignité résiduelle », me rappellent étrangement les débuts de la révolte populaire à l’aube de la révolution Algérienne pour l’indépendance et l’autodétermination. La même ambiance et les mêmes persécutions, avec une élite qui ressemble curieusement à ses ancêtres assimilationnistes d’avant guerre, des bourgeoisies surréalistes qui germent dans un climat de chaos et de désolation chronique au diapason des anciens colons qui suçaient la sueur et le sang des indigènes –comme ils aiment les qualifiés- ou encore ce régime militaire qui tire son ancrage des soutiens des gouvernements de l’hexagone au détriment d’une population qui crie au secours sans aucun retour d’écho ,là aussi la ressemblance est plus que troublante quand on retrace l’apport de l’OTAN au protectorat Français en Algérie 


La  France, cet empire d’entant est en passe de retrouver son empereur ! Ce nabot de Sarkozy. Depuis son arrivée au trône, il a pulvérisé les exploits de ses prédécesseurs, car il n’a pas seulement réussi à maintenir toutes les dictatures pérennes  dans les anciennes colonies Françaises d’outre mer, mais il a pu en créer d’autres aux frais des mines d’or ou de diamant sinon  aux damnes des gisements de pétrole ou de gaz pompés sans relâches et sans murmures. Pis encore, ce haraga Hongrois a anéanti même le concept de la démocratie chez lui en France en interdisant des marches, en licenciant  des figures de proue du journalisme audiovisuel, en organisant de vrais faux procès pour  laminer définitivement un autre concept qui est la justice en bradant d’abord  un concept intermédiaire qu’est  la vérité. Qui croit maintenant en la justice en France ? Puisque les magistrats eux-mêmes se sentent utilisés dans des affaires d’états  ou plutôt des affaires de raisons  d’états sans pouvoir contester ni les abus et encore moins les conclusions ! Autant d’affaires scabreuses et autant de désillusions.

 

  L’affaire de l’assassinat de maître Mecili fut le coup de starter d’un bras de faire qui ne risque pas de trouver son épilogue. L’affaire de la petite Sofia, puis celle de Cheb Mami.

                 

 Bien entendu le cloaque de l’affaire des moines trappistes de Tibhirines ne fera qu’accréditer ma modeste thèse celle qui nous entraîne sans ambages vers cette triste réalité :
la France coloniale a su comment entretenir son influence sur notre très chère patrie et ce depuis le début, évidement ses dignes serviteurs n’ont fait que lui faciliter cette entreprise depuis 1962 qui coïncide réellement avec la date de la vraie dépendance.

                                                      …….A suivre 

Posté par un jeune Algérien 

Une réponse à “Nous sommes nombreux à croire que le changement est possible !”

  1. un jeune Algérien dit :

    Le peuple Algérien aspire et rêve du changement mais à quel prix ? Consentir d’autres sacrifices est quasiment de trop ! Par contre il y’a comme un vent de révolte qui s’annonce aux fins fonds des horizons qui sont si lointains et si opaques. Des signes avant coureurs qui ne trompent jamais,même si la crainte d’une autre désillusion nous réduit malheureusement au stade minable, d’observateurs intéressés.

    Il ne passe pas un jour sans lire et relire des papiers de la presse nationale qui divulgue des informations réconfortantes sur les nombreuses et surtout courageuses vagues de contestations un peut partout sur les quatre recoins du pays .Il est certain que cette révolte est dénuée de toute forme d’organisation simultanée qui opère en synergie pour les mêmes intentions et qui obéie à une feuille de route préétablie,car l’état d’urgence est perpétué aussi pour parer à cette éventualité .Le cas inverse serait une fatalité pour ces architectes de l’hécatombe nationale.

    Mais je voudrai signaler que ces épars sursauts d’orgueil, puisque il s’agit avant tout de préserver cette « dignité résiduelle », me rappellent étrangement les débuts de la révolte populaire à l’aube de la révolution Algérienne pour l’indépendance et l’autodétermination.
    La même ambiance et les mêmes persécutions, avec une élite qui ressemble curieusement à ses ancêtres assimilationnistes d’avant guerre, des bourgeoisies surréalistes qui germent dans un climat de chaos et de désolation chronique au diapason des anciens colons qui suçaient la sueur et le sang des indigènes –comme ils aiment les qualifiés- ou encore ce régime militaire qui tire son ancrage des soutiens des gouvernements de l’hexagone au détriment d’une population qui crie au secours sans aucun retour d’écho ,là aussi la ressemblance est plus que troublante quand on retrace l’apport de l’OTAN au protectorat Français en Algérie.

    …A suivre

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