Quelle est la différence entre le pouvoirs d’un Roi et les « présidents » à vie ?

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Contribution de Karim TABBOU au conseil national du FFS 

Depuis l’élection de BOUTEFLIKA et les événements qui sont s’en suivis, le pays vit une période de repli et de régression politiques. Les menaces et les atteintes sur le pluralisme et les libertés se précisent. Tout se passe comme si le peuple algérien, à l’instar des peuples du Maghreb, est à son tour corseter dans des normes politiques imposées à cette région. Au-delà des variétés institutionnelles et des colorations politiques des régimes, on voit bien que les peuples du Maghreb connaissent un niveau limité et réduit de libertés. Une vraie homogénéité des régimes qui se constate dans le degré d’autonomie individuelle et collective ainsi que les espaces de libertés qu’ils concèdent et octroient à leurs peuples. 

Quelle est donc la différence entre les pouvoirs du Roi et les pouvoirs des « présidents » à vie ? Ils sont de même nature. Le processus politique en œuvre dans le pays se rapproche graduellement dans ses aspects fondamentaux des systèmes autoritaires en place chez nos voisins. Les avancées démocratiques sont rognées. Au lieu de faire avancer la démocratie dans le pays, les luttes populaires pour la liberté et la dignité ont été dévoyées et ont mené à la consolidation du régime, à la privatisation de l’Etat et à l’aliénation de la société. Ces luttes marquées par un affrontement frontal avec le régime, dans un contexte régional et international défavorable, ont eu des résultats paradoxaux. A la lumière de ce constat, il est aisé de prévoir les changements législatifs et institutionnels à venir. 

Cette homogénéi sation politique est – elle une condition requise pour réaliser une intégration économique régionale conforme aux rapports de force actuels sur la scène internationale ? La démocratie et les droits de l’homme ne constituent pas les priorités. Dans la logique des pouvoirs Maghrébins, cette  région a d’abord besoin d’ordre et de stabilité. Ce repli politique est d’autant plus inéluctable que la crise financière internationale est entrain de nous rattraper. Contrairement aux théories qui prévoient que la crise économique et sociale entraîne des concessions politiques et des dynamiques d’ouverture, le régime se fige et se transforme en citadelle. Le pays n’échappera pas dans le moyen terme aux problèmes économiques et aux turbulences sociales. La manne financière du pétrole chute dramatiquement ; l’économie nationale entièrement dépendante de cette manne en subira les graves conséquences. La distorsion entre les besoins et les moyens du pays est de nature à compromettre tous les projets de développement. 

Sur le plan social, la situation déjà difficile en période d’aisance financière, ne peut que s’aggraver dans les prochains mois ? Les couches sociales vulnérables seront durement atteintes. Les choses sont trop sérieuses pour laisser le pouvoir faire ce qu’il veut. Le peuple Algérien ne peut pas se cotonner dans l’expectative ou la léthargie. Il doit absolument se remettre en mouvement et s’organiser dans des organisations et avec les personnalités autonomes. Un effort d’ouverture, de réflexion de lucidité est indispensable. De nouvelles formes d’organisations et d’actions sont à créer  entre les différents partenaires politiques et sociaux. Le bilan des convergences et des divergences politiques entre les différents acteurs politiques et sociaux doit s’établir pour permettre une clarification des enjeux et des stratégies.   

Pour le FFS, l’ouverture, les alliances, l’unité d’action ne peuvent être bâties sur le mensonge, le calcul personnel et la tentation de leadership. Pour le FFS, les contrats et les alliances ne peuvent être signées qu’entre des acteurs représentatifs dont les objectifs et les stratégies politiques sont compatibles avec nos buts politiques et notre conception de l’éthique et de l’action politiques. Pour le FFS, le combat est toujours le même : Changement radicale, pacifique et démocratique du système.    

2 Réponses à “Quelle est la différence entre le pouvoirs d’un Roi et les « présidents » à vie ?”

  1. smail dit :

    A bien y réflechir et se poser des questionnements au sujet de tous les gouvernants de cette planéte,nous pouvons déceler des formes de dictatures aux multiples visages.Tous les peuples,meme ceux des pays développés,sont bannis du centre de décision qui engage leur avenir.On parle trés souvent de démocratie existante dans sociétés « civilisées » mais force est de constater que tout ceci n’est qu’un véritable leurre auquel les gouvernants veulent nous faire croire.
    Les etats unis d’Amérique,une super puissance,n’est finalement dirigé que par le lobbie juif qui ne dit pas reellement son nom.Faisons cette petite analyse:le pays du racisme où les noirs ont toujours été sequestrés , battus à mort , humiliés , guethoisé,interdit d’accés aux blancs,a élu un noir aux plus hautes responsabilités de l’état.Certains diront bien sur que ceci est une victoire des noirs sur le racisme!Mais faut-il vraiment prendre au sérieux ce choix?Il faut apprendre que toutes les elections dans le monde entier ne sont que parodies et que le véritable choix se fait dans les coulisses de la diaspora et des apparachiks .Les juifs détiennent toutes les finances de la planéte toute entiere et la pseudo crise financiére que nous vivons en ce moment n’est que le fruit d’un stratagéme juif et sans plus!
    Ceci , concernant les supers puissances.Quand aux autres pays que l’on appelle communément sous développés,il est clair que les gouvernants de ces derniers ne sont que des potiches et ils ne servent que les interets de ceux qui les soutiennent et maintiennent au pouvoir.
    L’analyse approfondie de la situation économique mondiale peut démontrer et éclaircir toutes les prépondérances exercées par un groupe d’interets trés solides fortifié autour d’un lobbie juif.
    En définitive, l’etat d’Israel , n’est qu ‘un simple joujou entre les mains des juifs américains qu’ils manipule tel un épouvantail dans la région orientale.Les américains en Irak,les menaces d’attaques perpetuelles sur l’Iran,la guerre en Afghanistan,sont purement fomontés par les gros financiers juifs pour assouvir leurs appetits lucratifs.
    Nous reviendrons,dans prochain commentaire sur cette question Inchallah.
    Slutaions fraternelles!

  2. smail dit :

    L’Algerie,une république bannaniére?
    A l’instar de tous les pays africains,l’Algerie à son état actuel de gouvernance anarchique,n’est pas épargnée des turpitudes politiques.Nos gouvernants sont des despotes qui gerent le pays arbitrairement comme s’il s’agissait d’un bien personnel.La classe politique disséminée,désorganisée,divisée n’a de souci que de preserver leur entités!Aucune initiative de sortie de crise reflechie n’est prise par cette derniére.Le petit peuple continue de souffrir au quotidien et ne sait plus à quel saint se vouer.
    La démocratie perd du terrain au jour le jour et la descente aux enfers se prépare munitieusement faute de guide politique susceptible de trouver des solutions aux problémes que vit notre peuple.

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