L’extradition de MOUMEN Khalifa

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Un problème pour les autorités Algériennes

Les réactions mitigées, timides et mesurées des autorités algériennes à la décision de la justice britannique d’autoriser l’extradition du « puissant homme d’affaire » Rafik Khalifa, expliquent la gène des « premiers concernés » par une affaire aux relents politiques, judicaires et financiers certains. Si dans leurs déclarations officielles, les autorités s’en félicitent de cette décision, la réalité est tout autre. Elle a provoqué une secousse dans les hautes sphères et  mis dans l’embarras les responsables qui se sont crus débarrassés définitivement d’un dossier aux dessous incommensurables. L’affaire Khalifa est une affaire d’Etat. Un empire financier construit de toute pièces par les puissants du régime sur les ruines de l’économie nationale. 

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Non seulement, ils ont organisé le blanchiment de l’argent sale, ils ont été jusqu’à salir l’argent propre des entreprises publiques que le patron de l’UGTA a transféré, sans l’avis des travailleurs, dans les banques de Khalifa.  C’est une affaire politico financière qui relève de la haute trahison. N’en déplaise à la juge du Tribunal de Blida qui a tenté de réduire ce procès à une simple affaire de faux et usage de faux, impliquant des serveuses, des infirmières et des hôtesses.  L’AFFAIRE « KHALIFA » D’ALI BABA ET SES 40 VOLEURS PHASE 1    

Dénonciation par NOEL MAMERE  Le député ouvrira les hostilités en septembre 2002 en refusant d’assister à un match de l’équipe de rugby de Bègles, dont Khalifa est devenu le sponsor, justifiant sa résolution par le fait que Rafik Abdelmoumen Khalifa soit, selon ses propres termes, l’« allié des généraux algériens avec lesquels il a fait sa fortune, et l’allié du pouvoir algérien qui contribue à la barbarie, qui assassine et torture ». Les demandes d’ouverture d’enquêtes parlementaires formulées par Noël Mamère quelque temps après sur l’origine des fonds du groupe Khalifa et les conditions d’attribution d’une fréquence à la chaîne Khalifa TV par le CSA ont été rejetées par le Parlement français pour insuffisance d’éléments et manque de « preuves ».  PHASE 2  Demande d’extradition formulée par les autorités françaises 

Selon le député « La demande d’extradition présentée courant mars dernier par la justice française répond, selon lui, à un « scénario qu’ont échafaudé ensemble les autorités françaises et algériennes en vue de tromper l’opinion publique » et pour détourner l’attention sur l’« implication (dans ce scandale) de nombreuses personnalités françaises ». Ces personnalités appartiennent, d’après le député à une « catégorie d’investisseurs du secteur pétrolier » qui « ont su tirer profit de la mascarade Khalifa pour accroître leurs investissements et acquérir, entre autres, des biens immobiliers d’une grande valeur (…) ». la justice française, dit-il, n’a ni l’audace ni le courage pour traiter correctement ce dossier à cause des risques que cela comporte de dévoiler l’implication d’autres personnalités (…). » 

PHASE 3 Décision d’extradition de Khalifa à la demande de
la France 

Dans un communiqué, rendu public, signé par la chargée de la presse et des relations publiques, l’ambassade de Grande-Bretagne en Algérie souligne, noir sur blanc, que « le 29 août 2007, un juge britannique a autorisé l’extradition vers la France de M. Khalifa dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen. Et qu’un appel a été introduit contre cette décision. M. Khalifa est toujours détenu dans l’attente du résultat de cet appel. A notre connaissance aucune demande de mise en liberté provisoire n’a été faite par M. Khalifa ». 

PHASE 4  Demande d’extradition formulée par les autorités algérienne 

Ils ont donc tous menti : Tayeb Belaïz, garde des sceaux, Mohamed-Saleh Dembri, ambassadeur d’Algérie en Grande-Bretagne, Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de défense et de promotion des droits de l’homme, tous affirmé que l’Algérie avait demandé depuis l’an dernier l’extradition de Rafik Abdelmoumene Khalifa auprès de la justice britannique, alors qu’il n’en était rien ! Ce n’est qu’à la fin d’octobre dernier que l’Algérie a formulé une demande d’extradition. 

En réponse aux spéculations de la presse mettant en cause la justice britannique accusée de protéger Khalifa et de ne pas prendre en considération une demande d’extradition formulée auparavant par les autorités algériennes,  l’Ambassadeur de Grande- Bretagne, Andrew Henderson, a apporté la précision le 20 novembre 2007, que « La demande vient juste d’être déposée par la justice algérienne et aucune autre demande n’a été déposée auparavant. La demande se trouve entre les mains de la justice britannique qui aura à trancher.» 

PHASE 5 Condamnation de Khalifa Moumen à la réclusion à perpétuité 

Le 22 mars 2008, Rafik Khalifa est condamné par contumace à la réclusion à perpétuité par le tribunal de Blida en Algérie, pour les chefs d’accusation d’« association de malfaiteurs, vol qualifié, détournement de fonds, faux et usage de faux ».  

PHASE 6 

Décision d’extradition de Khalifa Moumen en Algérie  La justice anglaise autorise l’extradition de Rafik Khalifa, condamné à la prison à vie dans son pays. Il s’était réfugié en Angleterre, son avocat fait appel à la décision du juge anglais. 

L’extradition : une histoire et des mensonges 

Posté par le SOIR D’ALGERIE 

Ils ont donc tous menti : Tayeb Belaïz, garde des sceaux, Mohamed-Saleh Dembri, ambassadeur d’Algérie en Grande-Bretagne, Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de défense et de promotion des droits de l’homme… Ils ont tous affirmé que l’Algérie avait demandé depuis l’an dernier l’extradition de Rafik Abdelmoumene Khalifa auprès de la justice britannique, alors qu’il n’en était rien ! Ce n’est qu’à la fin d’octobre dernier que l’Algérie a formulé une demande d’extradition. 

L’ambassadeur de Grande- Bretagne, Andrew Henderson, a dévoilé ce mensonge officiel au passage d’une précision qu’il apporta avant-hier au Quotidien d’Oran . «Cette demande est la première demande d’extradition déposée par la justice algérienne et aucune autre demande n’a été déposée auparavant. La demande se trouve entre les mains de la justice britannique qui aura à trancher.» Le diplomate britannique, par cette affirmation, rectifiait, en fait, des comptes-rendus de presse qui croyaient comprendre que l’Algérie formulait une version améliorée d’une demande d’extradition de Abdelmoumene Khalifa auparavant introduite auprès de la justice britannique. Or, avant fin octobre 2007, l’Algérie n’avait déposé aucune demande d’extradition. 

Ceci alors qu’auparavant, des mois durant, l’ambassadeur d’Algérie en Grande-Bretagne, Salah Demri, le ministre dela Justice, Tayeb Belaïz, et le président de la Commission nationale consultative de défense et de promotion des droits de l’homme, Farouk Ksentini, se sont relayés pour affirmer, l’air sérieux et le ton solennel, que l’extradition de l’ex-golden boy a bel et bien fait officiellement l’objet d’une demande. Il n’y avait pas de raison de ne pas y croire. En janvier dernier, soit près d’une année déjà, l’ambassadeur d’Algérie en Grande- Bretagne a affirmé que «l’extradition devrait intervenir dans les prochaines semaines». Ce qui voudrait dire qu’une demande d’extradition avait été déposée et qu’elle était examinée par la justice britannique. Le président de la CNCDPDH, qui osa une fois le langage de vérité, dut se raviser un plateau plus tard en se reconvertissant au mensonge officiel. C’était sur le plateau de télévision. 

Ce jour, Ksentini soutenait que véritablement une demande d’extradition de Abdelmoumene Khalifa a été introduite. Comment alors douter de tant d’affirmations officielles, surtout que, de leur côté, les Anglais, vraisemblablement pour ne pas effleurer la sensibilité de leurs partenaires algériens, s’étaient bien gardés de s’exprimer sur la question, ou sinon si peu. Le prédécesseur de Henderson au poste d’ambassadeur britannique en Algérie, Andrew Trésorière, déclarait, le 23 mai dernier, ne pas s’autoriser à faire le moindre commentaire sur le sujet. «Je refuse de faire tout commentaire à propos de cette affaire pour ne pas interférer dans le cours de la justice. » « Mais alors pourquoi les autorités Algériennes ont-elles recours à un tel mensonge pendant tout ce temps ? Il est pour le moins incompréhensible qu’un Etat qui juge et condamne une personne, dans le cas de Khalifa, pour les griefs que d’aucuns savent, et qui non seulement n’estime pas urgent d’enchaîner son action par une demande d’extradition mais choisit de ne pas dire la vérité. Il faudra qu’un jour l’on sache véritablement à quoi rime tout cela mais aussi à quel dessein politique obéit-il. », Car, d’avoir ainsi agi ne saurait être la résultante du simple laxisme. C’est à croire que l’on a tout fait pour que l’extradition rate d’aboutir. Aujourd’hui, elle n’est même pas évidente pour la France. «C’est la justice britannique qui va trancher sur la demande d’extradition déposée par la justice algérienne et celle déposée par la justice française», précisait encore Henderson au Quotidien d’Oran. 

2 Réponses à “L’extradition de MOUMEN Khalifa”

  1. Smail FFS dit :

    L’extradition de Moune Khalifa n’est qu’une supercherie pour faire taire les clameurs engendrée par une affaire scabreuse dont font partie un bon nombre de personnalités encore en activité dans les cercles du pouvoir algérien.D’aucun ne peut penser vraiment que ce dernier va etre ramené en Algérie pour lui faire purger la peine de prison à vie qui lui a été infligée par contumace.Il va sans dire que bien des personnalités trés importantes gravitant autour du regime y sont mouillées!Quoiqu’il en soit,l’affaire d’extradition prendra un minimum de deux années pour qu’elle puisse aboutir et d’ici là,il coulera surement de l’eau sous les ponts et tout sera oublié tout comme les autres affaires que l’on croyait resurgir!

  2. achour david dit :

    cete affaire .est 1 affaire de blanchiment d argent vole au peuple algerien par boutef et ses genereaux..et moumen ne sera jamais extrade vers lalgerie suf miracle.parcek boko de ministres et meme le president de la republik

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