MSP, saignée ou fin de mission ?

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Depuis son dernier congrès, tenu une semaine après la mort du CHEIKH NAHNAH, le MSP ne s’est pas remis de l’une de l’une des plus graves crises de son existence au tant que mouvement politique. C’est une crise profonde, sournoise et grave. Même les tentatives de médiations menées par des personnalités importantes du HAMAS palestinien et du PJD marocain pour rapprocher les points de vue entre les MANASRISTES et les SOLTANISTES ont échouées. La trêve observée lors du scrutin présidentiel et le semblant d’entente autour de la candidature de BOUTEFLIKA n’ont pas pu résister aux réalités organique et politique internes des plus conflictuelles. Même grave, la crise ne touche pas aux fondements idéologiques du parti, elle concerne la répartition de la rente, le partage du pouvoir et la distribution des privilèges. Les MENASRISTES veulent « descendre » ABOU DJERRA SOLTANI en jouant sur l’argument du cumul de fonctions. Les SOLTANISTES affirment qu’ils soutiennent BOUTEFLIKA, afin de faire accroire à une intention anti-Bouteflika de la part de l’autre camp MENASRISTE. Ce qui a d’ailleurs fait réagir ce dernier qui a annoncé son soutien sans condition à l’actuel chef de l’Etat. Donc, que ce soit le MSP d’ABOU DJERRA SOLTANI ou le Mouvement pour la Prédication et le Changement MPC de MENASRA, la matrice idéologique reste la même et le soutien au pouvoir aussi. En attendant l’ar bitrage  de « la base militante », le MSP continu de « saigner » et les structures du MSP éclatent en cascades.  L’hémorragie qui a touché le groupe parlementaire du parti, s’étend jusqu’à la base militante. Les députés sont divisés. Chaque groupe s’adresse aux Autorités les plus proches. Les uns se sont adressés au président de l’APN pour lui remettre une demande de constitution d’un groupe parlementaire indépendant, les autres, ont saisi les services de police ainsi que les Autorités locales pour confirmer tel mandat ou invalider tel autre. Un véritable cafouillage !!! Au fait de ces cafouillages, d’aucuns parlent de fin de mission d’une organisation « islamiste » qui a été encouragée et portée au devant de la scène par le DRS afin de contrecarrer la montée en puissance du radicalisme islamiste et surtout pour meubler la démocratie de façade et aussi faire oublier la véritable démocratie.

L’arbitre du jeu 

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