Conseil national du FFS

 karimtabouelbilad291108phfaycal12.jpgTexte intégral de l’intervention du 1er secrétaire  

Chers camardes, 

Nous voici réunis en session ordinaire du conseil national sous le regard de nos militants mais surtout sous le regard de l’opinion publique nationale. Le scrutin présidentiel du 9 avril dernier a été vécu comme une énième violence faite au peuple algérien. Le peuple algérien a subi cette élection. Il a été révolté par l’impudence et l’impudeur qui ont marqué les résultats officiels. Une fraude gigantesque et  sans pareille qui se voit transformée en victoire, avec la bénédiction de l’Elysée et d’autres gouvernements occidentaux. Plus sérieusement, cer tains observateurs s’interrogeaient sur la volonté de provocation et sur les velléités qui se cachent derrière ces résultats outranciers. Ils laissent présager une accentuation de la normalisation et de la répression. Une évidence pour tout le monde, c’est une élection contre le changement. Si au sein du régime les choses sont figées, dans la société les choses bougent. Un cap psychologique a été franchi tant par l’élite que par la société.

Les Algériens ont bien vu que cette élection a été un acte de guerre contre eux. Ils sentent bien que les relations entre le pouvoir est la population ne peuvent être que de l’ordre du conflit et de l’affrontement. Ils ont bien senti que ce régime assume la violence de sa gestion et de son projet et qu’il se donne les moyens de son action.  Les Algériennes et les Algériens sont en attente d’une alternative politique de changement. Aujourd’hui l’élite nationale est mise en demeure d’engager une réflexion profonde et sérieuse pour construire une alternative démocratique. Le peuple algérien est prêt à se mettre en mouvement dés lors que des actes concrets sont accomplis dans cette direction. Le peuple Algérien veut et peut faire le changement. Il incombe à l’élite non compromise avec le régime de trouver les modes d’organisation et d’action qui permettent un regroupement des forces du changement.   

Il ne s’agit pas d’additionner des sigles ou d’organiser un carnaval prétendument pluraliste de l’opposition. Aujourd’hui, le problème principal est l’impasse des cadres ; demain la dureté des luttes à venir permettra, sans nul doute, l’émergence de nouvelles générations de cadres pouvant animer et conduire les luttes politiques, économiques, sociales et culturelles. Nous avons l’espoir de partager ce chemin avec les personnalités politiques dont l’engagement en faveur de la paix et de la démocratie ne souffre d’aucun doute. OUI aux alliances avec les personnalités et les forces politiques autonomes. NON aux alliances avec les imposteurs, les galériens et les forçats du pouvoir.       

C’est dans cette perspective que le FFS a lancé en septembre 2007 lors de son 4ème congrès, un appel aux forces du changement. Nous voulons que le peuple Algérien casse la gangue des archaïsmes dans laquelle on cherche à l’enfermer ; desserre l’étau de la pauvreté et de la répression qui l’empêche de vivre et de respirer, prenne conscience de sa force et devienne le moteur déterminant du changement. Le combat pour la dignité, la liberté et la démocratie est un combat qui mérite d’être mené. Il n’ya pas d’Etat fort sans justice, il n’ya pas d’Etat serein sans justice. Ce que nous voulons, c’est un ETAT JUSTE ET FORT. 

Chers amis, 

Le 1er mai est marqué par les mobilisations populaires et ouvrières dans le monde entier. C’est le destin de l’humanité qui se joue actuellement face à une crise économique des plus graves. Partout, les travailleurs protestent et réagissent vigoureusement pour préserver leurs emplois. En Algérie, le monde du travail connaît une situation dramatique depuis plusieurs années. La crise économique mondiale vient télescoper et potentialiser la crise nationale. L’Etat d’urgence, les entraves à l’exercice du syndicalisme, la répression contre les syndicats autonomes, la docilité et la connivence  de l’UGTA au pouvoir, rendent encore plus difficiles les mobilisations et les luttes ouvrières. C’est pour cela, qu’il est important de saluer toutes les luttes et les résistances qui ont secoué le pouvoir pendant ces dernières années. Le FFS est à l’écoute et exprime sa solidarité avec tous les mouvements de revendications sociales. Il demeure attaché au principe de pluralisme et de la liberté syndicale.  Je profite de cette occasion et de cette tribune pour adresser mes salutations personnelles et les salutations du FFS aux amis de la presse à l’occasion du 3 mai, journée de la liberté de la presse. La démocratie se construit aussi sur la liberté d’expression et la liberté de la presse. Nous sommes des démocrates conséquents. Nous persistons, nous restons dans l’opposition au régime. Il n’ya rien à attendre du régime. Nous sommes prêts à travailler avec les Algériennes et les Algériens qui veulent et qui s’impliquent concrètement pour le changement. Le temps de l’émotion est passé, nous avons besoin de lucidité, de réalisme et de confiance en nous-mêmes. Merci de votre écoute 

Une réponse à “Conseil national du FFS”

  1. chikka dit :

    slt a tout les militants du ffs je tien remercier tout ce qui travail et qui ce batent pour la democratie bon voila je suis tres content cette opposition que apprie le ffs car cest clair dans ce sujet sur la participation pour le vote je pense aujourdhui soit on est contre au pour alors on doit prendre un opposition et je pense que on doit faire des action sur le terain et des action necessaire a fin de dir que le ffs et la met plus fort que hier et il sera plus fort demain voila
    je vous remerce et le combat contunue et vive la liberte et vive d’lhocine ait ahmed

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