PREDATEUR N°03

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ABDELZIZ BOUTEFLIKA 

BOUTEFLIKA est l’enfant adultérin d’un système grab ataire et d’une démocratie violée. Il est la rançon d’un système décidé à se maintenir et à s’imposer contre la volonté du peuple Algérien. Autodidacte inaccompli, un maquisard occasionnel, un revanchard narcissique et un célibataire endurci. Abdelaziz Bouteflika a toujours été présent dans les épisodes où le pouvoir civil a dû céder du terrain au pouvoir militaire. Sa première grande mission réussie au bénéfice des militaires date de décembre 1961. Il récidivera en 1965. Tous les témoignages concordent : c’est Bouteflika qui, à force d’assaillir Boumediène de ses insistances, a obtenu que le colonel sorte les chars dans la rue pour écarter Ben Bella.

Le Commandant Abdelkader est une invention tout comme la légende de « Abdelkader El Mali ». L’itinéraire de Bouteflika au maquis se résume à deux désertions dont on n’a jamais voulu parler. La « traversée du désert » ne dura pas vingt ans, mais sept ans : Abdelaziz Bouteflika ne fut pas évincé du pouvoir en 1979, comme le suggère son entourage : il y est resté jusqu’en décembre 1981, puis reconduit en mars 1989 dans la direction du FLN. Le 19 juin 1980, Bouteflika, membre du BP du FLN, approuva la politique de Chadli avec la pleine conscience qu’elle inaugurait la « décennie noire » qu’il se plaira à fustiger sans jamais signaler qu’il en fut l’un des concepteurs consentants. Bouteflika ne sera pas écarté du FLN pour ses idées, mais pour « gestion occulte de devises au niveau du ministère des Affaires étrangères », selon la formule d’inculpation de la Cour des comptes. Bouteflika s’est soumis dès le début au président Chadli Bendjedid. Il lui a fait allégeance ouvertement et en a sollicité la protection avec une grande obséquiosité. « Je me souviens de la première fois qu’il a siégé en Conseil des ministres, raconte Chadli. Il s’est mis au garde à vous devant moi et m’a dit : « Vous êtes le commandant et je suis votre caporal. J’attends vos ordres ». » Bouteflika cherchera à retrouver les bonnes grâces de Chadli d’abord par le biais de la famille de l’épouse du président, les Bourokba. Il s’intéressa même à une des filles Bourokba dont il apprit qu’elle était encore célibataire. Sans l’intervention magnanime de Chadli, Bouteflika aurait fait plusieurs années de prison pour détournement de fonds publics », confirment les témoins de l’époque. Chadli Bendjedid, qui n’aime pas évoquer cet épisode, se contente d’une formule miséricordieuse : « Ce n’était pas dans ma nature d’enfoncer d’anciens collaborateurs en mauvaise passe. J’ai fait ce qu’il fallait faire envers Bouteflika. La réputation d’halluciné est sans doute la seule dont Bouteflika aura su asseoir l’unanimité aux yeux de l’opinion. Dès le début de son mandat, l’avis le mieux partagé par les observateurs sur le nouveau président était qu’il était trop excité, trop changeant et trop paranoïaque pour disposer de toutes ses facultés mentales. Bouteflika regarde fixement son Premier ministre et lui dit d’une voix assurée : « Je suis contre l’indépendance de la justice. La justice doit être au service du pouvoir. La commission de réforme a fait son rapport, c’est bien, mais ce rapport va rester dans mon tiroir. » Bouteflika est en revanche très proche de sa mère. Cette adoration est-elle à l’origine du curieux célibat de Abdelaziz Bouteflika ? Bouteflika ira jusqu’à dissimuler son mariage. Bouteflika se maria un vendredi d’août 1990 dans un appartement de la rue Duc-des-Cars, à Alger. Il épousa Amal Triki, fille du diplomate Yahia Triki, alors premier conseiller à l’ambassade d’Algérie au Caire. L’acte de mariage a été établi ce jour-là par un agent de la mairie de Sidi-M’hamed dépêché spécialement à l’appartement de la rue Duc-des-Cars. Amal Triki devenue Mme Bouteflika se fondra dans la nature. Elle n’est jamais apparue aux côtés de son mari, ni ne figure officiellement dans son entourage. Plutôt que d’écarter Bouteflika des Affaires étrangères, Boumediène a choisi d’en faire un leurre : aux yeux des partenaires étrangers, le ministre devait apparaître comme l’interlocuteur officiel sur certains dossiers dont, en réalité, il était tenu dans l’ignorance et sur lesquels il n’avait aucun pouvoir de décision. C’est dans l’épisode des nationalisations du pétrole que Bouteflika campera le mieux, et à son insu, ce rôle de « diplomate de paille » : il n’en a rien su jusqu’à la veille de leur annonce par Boumediène le 24 février 1971. (Source : BOUTEFLIKA l’imposture algérienne). 

L’arbitre du jeu

Une réponse à “PREDATEUR N°03”

  1. iconoclaste dit :

    j’attend impatiemment que le cancer l’emporte a l’enfer pour rejoindre ses amies tyraniques by boutef fils de pute batard

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