Bouteflika, le serment, le coran et la constitution

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Aujourd’hui, dimanche 19 avril 2009, le chef de l’Etat ABDELAZIZ BOUTEFLIKA a prêté serment en présence des plus hautes autorités du pays. Des Généraux, le président de la cour suprême, des anciens chefs de l’Etat …etc Il le fait pour la 3ème fois; en 1999, en 2004 et en 2009. Une routine de protocole et une  disposition prévue par la constitution de 1996.  Jusque là, rien à dire ! 

Mais le comble dans tout cela, c’est le fait que le chef de l’Etat récidive 3 fois en commettant 3 viols et 3 violations. Dans le code pénal, un récidiviste est condamné pas seulement pour les faits qui lui sont reprochés mais aussi pour son attitude récidiviste.  

  1. Viol contre la volonté populaire en 1999 à la suite du retrait historique des six candidats aux présidentielle, Mouloud HAMROUCHE, Hocine AIT AHMED, Ahmed TALEB EL IBRAHIMI, Mokdad SIFI, Youcef KHATIB et Saad ABDELLAH DJABELLAH. Le chef de l’Etat choisi par ses prétoriens avait même revendiqué publiquement que la fraude entache l’élection afin de lui accorder un semblant de légitimité. Le motif, il ne veut pas être un quart du président; 

  2. Viol contre la cohésion et l’unité nationales en 2004, pour les besoins du maquillage électoral et afin de contrecarrer tout éventuel retrait (mesure politique préventive) qui porterait préjudice à la crédibilité du scrutin présidentiel, les prétoriens ont décidé de jouer sur un registre mobilisateur. Jouer à fond le clivage régionaliste pour tenter de mobiliser l’opinion. Tout au long de la campagne, les MOUKHABARATES ont magistralement mené la musique éléctorale entre d’un coté le clan de l’est d’ALI BENFLIS et de l’autre coté, celui de l’ouest de BOUTEFLIKA. 

  3. Viol contre l’éthique politique. Cette fois et pour décrédibiliser le politique, les décideurs ont fomenté un scrutin unique en son genre : Les 5 concurrents du RAIS, réunis, ont obtenu moins que le nombre des bulletins nuls.

Violation contre le principe même de l’élection. Dans n’importe quelle compétition, si les concurrents se retirent pour n’importe quel motif, la compétition est de fait annulée. Chez nous ??? 

Violation contre le principe de la démocratie qui suppose que le peuple choisit lui-même ses représentants et exerce sa souveraineté dans le cadre de la liberté d’expression … Chez nous depuis 1991, le pouvoir est décidé d’infliger la pire des sanctions « démocratiques » contre la population qui a osé un jour choisir la liberté (en 1988). 

Violation contre la mémoire collective qui retient dans ses archives de 1983, malgré les amnésies et les amnisties, que l’actuel chef de l’Etat a été condamné par une des plus hautes instances du pays (absente à la cérémonie d’aujourd’hui) la cour des comptes.   AUJOURD’HUI même, BOUTEFLIKA pose sa main droite sur le CORAN et jure devant le peuple algérien qu’il respectera les institutions, la constitution, la religion … Le même serment et le même serpent !!!  

Quelqu’un qui a prété serment en 1999 et en 2004 de respecter la constitution nationale et qui fini par là changer même, n’a de respect ni pour le peuple, ni pour le coran et ni pour la constitution. 

L’arbitre du jeu

Une réponse à “Bouteflika, le serment, le coran et la constitution”

  1. fess dit :

    bien dit

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